S'il faut penser que c'est bien de vivre et que c'est pas un hasard, ou si faut se dire qu'y a pas d'amour et qu'on est là par erreur...
Mais le truc c'est que ça fait mal d'y penser parce que ça vous rappelle ce grand vide de merde que vous avez à l'intérieur. Ce vide qui résonne quand vous voyez deux personnes qui se tiennent la main tellement fort qu'on dirait qu'ils ne se quitteront plus... Jamais. En général, ils le font ; ils se quittent. Et vous m'expliquez à quoi ça sert ?
D'aimer quelqu'un si fort qu'on peut tuer pour lui/elle, d'aimer quelqu'un au point de lui promettre votre coeur pour toujours, de lui appartenir ?! Pour quoi ?! Pour rien. Après tous ce qu'il vous reste c'est des souvenirs et des larmes.
Des souvenirs... Ces pensées qui vous font sourire sans raison quand vous marchez dans la rue. Juste comme ça.
Et puis là, d'un seul coup, le sourire disparaît. Parce que ça vous rappelle qu'y a plus rien. C'est mort.
C'est ce putain de vide qui vous fait mal chaque jour qui passe. Certains rêvent de l'amour, alors que d'autres veulent juste en rêver... Il y en a aussi qui sont en plein dedans. C'est cela que vous voyez passez avec un grand sourire, les écouteurs dans les oreilles, plein d'énergie... Eux ils croient qu'ils rêvent... Ils ont raisons ; mais eux ils se réveilleront bientôt, toute façon.
Et y en a encore qui savent pas. Ils sont un peu perdus, ils savent pas vraiment ce qu'ils veulent... C'est ceux que vous voyez dans la rue, marchant un peu de travers, un peu en zigzag. Ils regardent généralement par terre, ils ont peur de voir ce qui les entourent. Eux, bah ils sourit pas... Eux aussi ils ont le... grand vide.
On va s'arrêter là aujourd'hui pour la déprime...
P.S. Comme si je ne déprimais que "quelques fois"...
Humeur : C'est à vous de me le dire.
Musique de jour : Hey there Delilah - Plain white T's.
E.


